Blog d'un jeune (chercheur) entrepreneur en TAL

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Keyword - éducation

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03janv.

Un cours de TALN parfait ?

Depuis le début de mon doctorat j'ai eu la chance de pouvoir dispenser plusieurs enseignements autour du TALN. Malheureusement je n'ai jamais été responsable du module et je n'ai jamais tellement eu la liberté d'enseigner comme je le souhaitais. Personnellement je n'ai pas aimé la façon dont le TALN m'a été enseigné et par conséquent je n'aime pas l'enseigner de la même façon qu'il me l'a été.

Quelle aurait été le cours de TALN que j'aurais aimé avoir ? Certainement quelque chose mieux ancré dans le TALN d'aujourd'hui et orienté vers les méthodes et les applications !

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08nov.

XUbuntu + Sugar sous QEmu

Ce billet décrit comment j'ai mis en place une démonstration de Sugar dans une machine virtuelle QEmu tournant sous XUbuntu. Pour le reste de ce billet, le terme machine hôte fera référence à la machine sur laquelle s'exécute QEmu et machine virtuelle la machine simulée par QEmu.

J'ai utilisé pour cette démonstration une Ubuntu Studio Hardy 64 bits comme machine hôte et une XUbuntu Hardy 32 bits comme machine virtuelle.

Installation de QEmu sous Ubuntu

QEmu étant empaqueté et disponible dans les dépôts Ubuntu, son installation se fait comme à l'habitude en utilisant apt-get ou aptitude, ou encore le gestionnaire graphique d'installation d'applications : Synaptic.

$ sudo aptitude install qemu

Afin de profiter de accélération matérielle, il est intéressant (pour les architectures i386 ou x84) d'installer le module noyau kqemu. La procédure d'installation est un peu plus complexe car il est nécessaire de compiler le module et de le charger en mémoire. La procédure est entièrement décrite sur le site d'Alter Ego. En voici un résumé rapide :

$ sudo aptitude install module-assistant kqemu-common kqemu-source
$ sudo module-assistant prepare
$ sudo module-assistant auto-install kqemu-source

Une fois le module compilé et installé, il ne reste plus qu'à le charger et en permettre l'accès à tous :

$ sudo modprobe kqemu
$ sudo chmod 666 /dev/kqemu

QEmu devrait désormais pouvoir tirer parti de l'accélération matérielle pour l'émulation du processeur. Si tout fonctionne correctement, la différence est notable.

Installation de XUbuntu sous QEmu

Pour installer XUbuntu sous QEmu il va nous falloir une image ISO de XUbuntu, ainsi qu'un disque virtuel. L'image ISO s'obtiend facilement sur le site officiel de la distribution. Pour ce qui est de la création du disque virtuel, nous allons utiliser l'utilitaire qemu-img plutôt que dd comme présenté dans le tutoriel d'Ubuntu

$ qemu-img create -f qcow ubuntuimage 5G

La commande ci-dessus permet ainsi de créer un disque virtuel de 5Go nommé ubuntuimage. Le format de disque choisi est qcow. Il s'agit du format de QEmu. Il permet notamment de limiter le gaspillage d'espace disque sur la machine hôte en ne requisitionnant que l'espace réellement utilisé dans le disque virtuel.

Une fois le disque virtuel créé, et l'image ISO téléchargée, il ne reste plus qu'à lancer QEmu en lui indiquant :

  • le disque virtuel à utiliser ;
  • de considérer l'image ISO comme cdrom ;
  • de démarrer à partir du cdrom ;
  • qu'il ne doit pas utiliser plus XMo de RAM (dans notre cas 128).

Encore une fois, toute la procédure, et notamment ce qui concerne l'utilisation de kqemu est décrit sur le site d'Alter Ego. Voici un résumé :

$ qemu-system-x86_64 -hda ubuntuimage -cdrom xubuntu-8.10-alternate-i386.iso -boot d -m 128 -kernel-kqemu

Le reste ne diffère en rien d'une installation standard de XUbuntu.

Installation de Sugar sous XUbuntu

L'installation de Sugar sous Ubuntu et son utilisation par défaut est très bien décrite sur le site d'OLPC. En résumé et pour ceux qui ne lisent pas l'anglais ou qu'ils veulent aller directement à l'essentiel, la démarche est la suivante.

Dans un premier temps, lancez votre XUbuntu, ouvrez un terminal et ajoutez le dépôt logicielles suivant au fichier /etc/apt/sources.list, et mettez à jour votre liste de logiciels disponibles à l'aide de aptitude update :

deb http://ppa.launchpad.net/sugarteam/ubuntu hardy main

La condition sinequanon à une bonne mise à jour est l'accès de la machine virtuelle à l'internet. Si vous êtes perdu sur ce point, n'hésitez pas à vous référer aux documentations présentes sur internet. Une fois la mise-à-jour des paquets disponibles effectuée, vous devriez pouvoir installer l'environnement éducatif du projet OLPC : http://wiki.laptop.org/go/Sugar/lang-fr :

$ sudo aptitude install sugar python-gobject

De nombreuses dépendances sont nécessaires à Sugar, l'installation peut donc demander un certain temps.

Une fois l'installation terminée, déconnectée de votre session et reconnectez-vous en ayant pris soin de sélectionner la session Sugar. Petit truc pratique, pour faire apparaître le cadre de l'environnement de travail, il suffit de déplacer le pointeur de souris dans un coin de l'écran. Vous trouverez une documentation permettant de découvrir Sugar sur le site d'OLPC.

Pour arrêter Sugar, il faut se placer dans la vue personnelle (le rond avec un seul point au centre dans le cadre), faire un clique-droit sur l'icône du bonhomme et choisir "Arrêter".

Démonstration

Voici quelques copies d'écran de Sugar tournant dans QEmu :

Connexion Sugar : choix du nom Connexion Sugar : choix de couleur du profil Environnement Sugar : journal d'activités

08nov.

XUbuntu en école primaire : premier retour

Comme j'en avais parlé dans un billet précédent, j'ai tenté de faire entrer GNU/Linux dans l'école primaire de ma commune. Pour résumer la situation, l'école primaire ne possède que deux ordinateurs, tous les deux obsolètes. Le seul ordinateur fonctionnel (900MHz et 128Mo de RAM) tournait sous Microsoft Windows XP avec certainement une version pirate. Visiblement sa lenteur ne permettait plus aux enseignants de l'utiliser et j'ai donc décidé d'y installer une XUbuntu.

À noter que n'étant pas sur ma commune la semaine (thèse sur Nantes oblige), j'ai laissé l'ordinateur sous XUbuntu, sans aucune explication et sans pouvoir en discuter avec qui que ce soit. J'ai rencontré un des enseignants, une semaine plus tard. La première bonne nouvelle c'est qu'en parallèle de mon intervention, un ami lui avait installé Ubuntu. Il avait donc déjà pris en main Synaptic et se lançait dans l'installation d'OpenOffice. Un autre enseignant avait testé le système d'exploitation fraîchement installé et avait laissé quelques notes.

Les principales remarques étaient les suivantes :

  • l'imprimante ne fonctionnait pas
  • il n'y avait pas OpenOffice
  • la traduction était approximative
  • les logiciels Windows n'étaient pas compatibles

J'ai installé l'imprimante en ajoutant simplement cupsys-driver-gutenprint et en utilisant system-config-printer. De plus j'ai résolu le problème de traduction incomplète en lançant gnome-language-selector et en choisissant le français.

En ce qui concerne OpenOffice, la machine est bien trop pauvre en mémoire vive pour le faire fonctionner convenablement. J'ai donc proposé d'installer Abiword. L'enseignant sceptique au départ a été convaincu lorsque j'ai ouvert des documents Word avec cette application dont le nom ne lui parlait pas.

En ce qui concerne les logiciels Windows non compatibles, je n'ai pas été en mesure d'apporter de solution. Wine ne peut pas fonctionner sur une machine aussi pauvre en mémoire vive et de toute façon nous n'avons pas de licence Windows à disposition. De plus, les logiciels incompatibles n'étaient pas nommés, je n'ai donc pas pu proposer d'alternatives libres.

Je n'ai pas eu de retour depuis (cela fait une semaine), j'espère que le système va les convaincre. Nous (les élus), les enseignants devons nous réunir avec l'inspecteur d'académie afin de traiter de l'équipement informatique des classes. J'espère avoir le temps d'ici là de préparer une démonstration de XUbuntu avec Sugar, l'interface éducative développé dans le cadre d'OLPC. J'en parlerai dans un prochain billet ...

23oct.

Déploiement de Linux dans les écoles ... retour d'expérience

En tant qu'informaticien, je ne peux que me réjouir de l'avènement du B2i. Cependant en tant que conseiller municipal, je ne peux que regretter le fait qu'une fois encore le gouvernement lance un projet et laisse les collectivités se débrouiller pour le mettre en place sans leur donner de moyen.

Pour information, l'intégralité du financement de l'environnement éducatif du primaire est à la charge des municipalités. En d'autres termes, l'entretient des bâtiments, l'achat de matériel et le salaire des ATSEM est payé par la municipalité.

Le lancement du B2i implique donc l'achat de matériel informatique assez performant pour pouvoir former les élèves et leur faire valider ce brevet. L'école primaire de ma commune possède déjà quelques ordinateurs pour les élèves. Cependant ces derniers sont assez vieux et les systèmes d'exploitation sont soit désués (Microsoft Windows 98), soit trop lourd pour les performances de la machine (Microsoft Windows XP). J'ai pris l'initiative de remplacer le Windows XP d'un de ces ordinateurs par une Xubuntu, système d'exploitation récent mais beaucoup plus léger. L'avenir nous dira si l'initiative entraînera un retour en arrière ou bien entraînera la migration complète du parc sous un environnement libre.

Tout ça pour marquer le travail effectué par Yves Gesnel, et couché sur son blog, concernant le déploiement volontariste d'Ubuntu dans un collège. Ce dernier se lance dans l'écriture d'un livre traitant de son retour d'expérience. Ce livre sera diffusé sous licence art libre.

14juin

Réflexion sur la réalisation d'un Live CD Linux ludique pour les 3-7 ans

Linux s'impose un petit peu partout : sur les serveurs, les bureaux, à l'école, au bureau, .... il reste cependant des besoins - oserais-je dire des "marchés" - pour lesquels il y a encore du travail. Les crêches en sont un bon exemple. Les éducateurs proposent de plus en plus tôt aux enfants de s'essayer à l'informatique, le but étant de rendre ces derniers les plus indépendants possibles face à l'ordinateur. Malheureusement, pour ce qui est des petits (3 à 5 ans), il n'existe pas véritablement d'environnements protégés dans lesquels les éducateurs comme les parents peuvent laisser gambader les petits !

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